Vous venez de vous faire flasher en tenant votre téléphone au volant ? Vous vous demandez combien cette petite négligence va vous coûter ? Entre l’amende qui vous attend et les points qui vont disparaître de votre permis, vous avez de quoi vous poser des questions.
Pas de panique ! On va faire le point ensemble sur toutes les sanctions pour téléphone au volant qui existent aujourd’hui. Parce qu’entre les amendes, les retraits de points et les nouvelles mesures de suspension, il y a de quoi s’y perdre.
Alors, prêt à découvrir tout ce qui vous pend au nez si vous continuez à pianoter sur votre smartphone en conduisant ? C’est parti !
Les sanctions de base : amende et retrait de points
Commençons par le b.a.-ba : tenir son téléphone en main au volant est strictement interdit par l’article R412-6-1 du Code de la route. Cette règle s’applique même si vous êtes à l’arrêt avec le moteur qui tourne. Seul le stationnement complet (moteur coupé, sur une place de parking) vous permet de téléphoner librement.
Les sanctions sont claires et immédiates. Vous écoperez d’une contravention de 4e classe avec une amende forfaitaire de 135 €. Si vous payez rapidement, vous pouvez bénéficier d’une amende minorée à 90 €. Mais attention : si vous traînez, l’amende majorée grimpe à 375 €. Dans le pire des scénarios, devant un tribunal, l’amende peut théoriquement atteindre 750 €.
Côté permis, c’est encore plus douloureux : 3 points disparaissent automatiquement de votre solde. Pour les jeunes conducteurs en période probatoire, cette sanction peut vite tourner au cauchemar, surtout avec un capital de points limité.
| Type d’amende | Montant | Conditions |
|---|---|---|
| Amende minorée | 90 € | Paiement sous 15 jours |
| Amende forfaitaire | 135 € | Tarif standard |
| Amende majorée | 375 € | Paiement après 60 jours |
| Amende judiciaire | Jusqu’à 750 € | Devant le tribunal |
La nouvelle donne depuis 2020 : rétention et suspension du permis
Les choses se sont corsées depuis le 22 mai 2020. Si les forces de l’ordre vous surprennent avec votre téléphone à la main ET que vous commettez une autre infraction en même temps, ils peuvent désormais procéder à la rétention immédiate de votre permis.
Le décret n°2020-605 du 18 mai 2020 liste précisément les infractions concernées : non-respect d’un feu rouge, d’un stop, excès de vitesse, non-port de la ceinture, circulation sur une bande d’arrêt d’urgence… Bref, tout ce qui aggrave le danger.
Dans ce cas, vous risquez une suspension administrative de votre permis pouvant aller jusqu’à 6 mois, voire 1 an dans certains cas spécifiques. Cette mesure s’ajoute aux sanctions habituelles et peut être décidée par le préfet sans passer devant un juge.
Cette évolution de la réglementation répond à un constat alarmant : l’usage du smartphone multiplie par 3 le risque d’accident lors d’une conversation téléphonique, et par 23 lors de l’envoi ou de la lecture d’un SMS. Les autorités ne plaisantent plus avec cette source majeure d’accidents.
Dispositifs autorisés et interdits : attention aux pièges
Vous pensez peut-être vous en sortir avec des oreillettes ou un casque ? Détrompez-vous ! Depuis 2015, tous les dispositifs intra-auriculaires sont interdits au volant : oreillettes, écouteurs, casques audio… Ils sont sanctionnés exactement comme le téléphone tenu en main : 135 € d’amende et 3 points en moins.
Seuls les systèmes mains-libres intégrés au véhicule ou les kits Bluetooth non intra-auriculaires restent autorisés. Encore faut-il les utiliser avec modération, car même une conversation téléphonique licite diminue votre attention et augmente votre temps de réaction.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2018, plus d’un million de points ont été retirés pour usage du téléphone au volant. Les études comportementales montrent que 59 % des conducteurs reconnaissent utiliser leur smartphone en conduisant, malgré les risques et les sanctions.
Que faire en cas de verbalisation ?
Si vous recevez une amende pour téléphone au volant, plusieurs options s’offrent à vous. Vous pouvez contester l’infraction en ligne sur le site de l’ANTAI dans un délai de 45 jours, mais il vous faudra des arguments solides et des preuves.
Pour récupérer vos 3 points, comptez 3 ans sans nouvelles infractions. Vous pouvez accélérer le processus en suivant un stage de récupération de points, qui vous permettra de regagner jusqu’à 4 points. Cette solution est particulièrement recommandée pour les jeunes conducteurs au capital points limité.
La meilleure stratégie reste évidemment la prévention : activez le mode conduite de votre smartphone, rangez-le dans la boîte à gants ou utilisez un support pour GPS avec commandes vocales. Votre sécurité et votre portefeuille vous en remercieront !




